Quelques uns des films que j'ai vus, pas toujours aimés... Mais dont j'ai gardé une trace.
Le chant des forêts – Vincent Munier -11/1/26 
Je suis inconditionnel de Vincent Munier, son travail de photographe, son approche de la nature et son engagement. 
Ce film relie les générations « Munier », son père qui l'a initié, invité à cette contemplation et son fils à qui il transmet la même chose, symbolisant le renouvellement éternel de la vie et l'espoir qu'elle porte en elle, malgré les destructions, les erreurs... le fil rouge et le fil d’Ariane auquel on peut se raccrocher est bien la vie dan sa beauté, sa résilience et notre capacité à ne jamais renoncer par l'émerveillement et la contemplation. 
Ce film me guide à nouveau vers le beau et tout ce qu'il porte, le merveilleux de la vie et du simple. Il amène un grand sourire permettant de réduire à néant (j'ose le dire la capacité de destruction et la stupidité de l'espèce humaine et particulièrement de certains de ses représentants. 
 
Matrix– Matrix reloaded- Matrix revolution– Matrix resurrection- Lana Wachowski et Lilly Wachowski -janvier 2026 
Je n'avais pas revu ce film, initial, depuis (très) longtemps et jamais vu la suite je crois... J'ai voulu revoir l'ensemble.  
Évidemment, le premier reste le plus marquant, par le questionnement, le trouble et l'innovation assez ahurissants. Les suivants sont progressivement moins intéressants du fait d'une certaine redondance et d'une complexité croissante qui devient parfois un peu tirée par les cheveux et incompréhensible... Les bagarre deviennent lourdes parfois, trop longues, répétitives et les scénarios incluent une forme de remplissage un peu inutile... dans des histoire connexes, d'amour ou pas...  
Bref, les épisodes 2, 3 et 4 s'usent proportionnellement à leur numéro d'ordre. 
Mais j'ai quand même eu du plaisir à voir (revoir) ces quatre épisodes. 
 
Avatar–De feu et de cendres – James Cameron - janvier 2026 
Avatar + Avatar – la voie de l'eau 
Avoir avoir vu le dernier épisode, j'ai tellement aimé revoir les deux précédents. 
C'est toujours le même plaisir de se baigner dans cet univers à la fois réel, irréel et poétique, d'une beauté à couper le souffle. 
Bien sûr, le fil de trame reste le même mais les épisodes nous emmènent dans des univers singulièrement différents avec un imaginaire que je trouve renouvelé. 
Quand j'évoque la poésie de ces épisodes, je le vois non seulement au travers des sentiments humains mêlés au positionnement de l'homme au sein de la nature et la transposition directe de ce qui se passe non sur Pandora mais sur terre, mais aussi par le questionnement vis à vis de ce « tout », quel que soit le nom qu'on veuille lui sonner, et le lien direct aux peuples ancestraux. 
 
Loveable – Lilja Ingolfsdottir – 20/12/2025 
Comme un écho à cette journée particulière pour moi, je décide de regarder ce film norvégien d'une finesse rare sur l'amour, le couple et l'implication des vécus, traumas, manques et transmissions familiales dans un questionnement introspectif et bienveillant très pertinent en même temps qu'éclairant. 
Très attachant... 
 
Sirat – Oliver Laxe - 19/12/2025 
Un film troublant dans le déroulement, la symbolique qu'il draine. Entre rêve, rave et réalité... Avec Sergi Lopez... à la recherche de sa fille, accompagné de son jeune fils, dans le milieu des rave party. On ne sait trop où cela se passe ; au Maroc, un lieu désertique et une interruption par l'armée avant un périple dans cette quête, vers une autre rave, traversant les déserts mauritaniens. Périple durant lequel des événements brutaux et violents vont s'enchaîner. Le film baigne dans une atmosphère lancinante de musique, de sable et de poussière et nous emmène... 
 
Dossier 137 – Dominik Moll – 10/12/2025 
Très bon film avec un scénario impeccable et des acteurs parfaits (Lea Drucker...). Les gilets jaunes... Les bavures policières et une enquête de l'Igpn sur l'une d'entre elles, commise par un groupe de la BRI sur un jeune manifestant. Passionnant parce qu'on comprend les tenants et aboutissants, les pressions, les limites du système, les arcanes de l'état policier. Là dessous, le problème essentiel de cette police dans la police, juge et partie, dont l'indépendance ne peut être assurée.. .L'urgence d'en faire un organe distinct... 
 
Vincent, François, Paul et les autres – Claude Sautet – 9/12/2025 
Quel plaisir de revoir ce film... Vincent Yves Montand, François Michel Piccoli, Paul Serge Reggiani.... Une époque, ils fument tout le temps, partout, des amis, la Vie... Tout est dit. 
 
Chien 51 – Cédric Jimenez – 7/12/2025 
L'intelligence artificielle qui échappe à tout contrôle... En l'occurrence au service de la police, de l'identification, des recherches criminelles... Le film est plutôt bien foutu et prenant , transposé à la Luc Besson dans le 6ème élément ; mais était-ce bien la peine, un contexte plus proche de notre réalité temporelle aurait été suffisant... 
Gilles Lellouche et Angèle Exarchopoulos sont top... 
 
Une bataille après l'autre - Paul Thomas Anderson – 6/12/2025 
Un peu de Tarantino là dedans... Avec des acteurs géniaux comme d'hab., Léonardo Di Caprio, Sean Penn, Benicio Del Toris... 
J'ai bien aimé le thème de révolutionnaires traqués par le pouvoir, l'armée et de systèmes qui se retournent contre eux-mêmes, dans une ambiance à la fois flippante et loufoque, tournée en dérision... Avec par exemple des associations élitistes, intransigeantes, meurtrières et occultes du nom des « aventuriers de Noël »... 
 
La Venue de l'Avenir - Cédric Klapisch – 6/12/2025 
Un très beau film de Cédric Klapisch mêlant les époques et interrogeant les liens familiaux et leur influence, leur conséquence sur ce que nous vivons, ce que nous sommes. Entre passé, présent, ésotérique, spiritualité réaliste... 
 
Daaaaaali - Quentin Dupieux – 10/9/2025 
Délirant... dans le scénario, la mise en scène... Sans volonté aucune de fidélité à la vie de Dali, je crois que le peintre ne renierait pas ce film. 
 
Yannick - Quentin Dupieux – 7/8/2025 
Avec Raphaël Quenard 
Un huis clos dans une salle de théâtre où le personnage (R Quenard), mécontent de la pièce... Intervient...puis, devant le mépris des comédiens, revient dans la salle qu'il prend en otage pour réécrire une pièce à sa façon !! 
 
Drôle et impertinent, piquant parfois. J'ai aimé. 
 
La pie voleuse - Robert Guédiguian – 6/8/2025 
Avec A. Ascaride / JP Daroussin / R Meylan... 
Elle fait des ménages et s'occupent avec cœur de personnes âgées... Elle subtilise par ci par là, un peu d'argent pour ses besoins , ceux de sa famille... 
J'adore le cinéma de R.G. J'ai beaucoup aimé ce film... L'atmosphère, les personnages, l'histoire, la façon de filmer, les lieux, l'environnement, les messages et l'engagement... Et puis il y a toujours cette signature particulière de RG, comme avec les films de Eric Rohmer par exemple, reconnaissables entre tous... 
Soudain seuls – Thomas Bidegain – 5/8/2025 
Mélanie Thierry / Gilles Lelouche 
Un couple prend la mer aux confins du pôle sud... Ils accostent sur une île qu'ils veut absolument voir ; une tempête, le canot ne permet pas de retourner au bateau...le lendemain, le bateau a disparu... Seuls ! 
Bien !!! J'ai aimé... Un bon film, aventure, suspens, face à face du couple se retrouvant isolé... 
A bicyclette -Mathias Mlekuz – 4/8/2025 
Mathias Mlekuz et Philippe Rebbot 
(M Mlekuz) Son fils, Youri, est mort il y a un an... Il lui rend hommage, tente de se guérir... en refaisant à vélo, avec son meilleur ami (P Rebbot) le voyage fait par son fils un an auparavant dans les mêmes conditions, de France jusqu'à Istanbul. 
Rencontre avec soi, avec son ami, avec son fils... par ses passions et son métier (clown), par les lieux et la trace que son fils y a laissée, les gens, son dernier amour. 
Émouvant, drôle et vivant... L'amitié, l'amour... 
VERY goood !!!! 
Un ours dans le Jura - Franck Dubosc – 7/2025 
F Dubosc . B Poolevorde 
Une histoire un peu loufoque que j'ai aimée... drôle mais pas que... 
Un couple vivant dans le jura, exploitant une scierie...des difficultés financière et le destin qui leur amène accidentellement deux morts derrière lesquels ils découvrent de l'argent, beaucoup d'argent... en lien avec le milieu du trafic de drogue. 
Une histoire un peu loufoque que j'ai aimée, tournée dans le Jura où les paysages parfois austères servent l'atmosphère du film.... 
Au boulot -Gilles Peret et François Ruffin 7/2025 
Édifiant... sur la connerie de ces toutologues qui donnent leur avis sur tout sans rien connaître de la réalité ; F Ruffin confronte l'une d'entre elles (volontaire) à la réalité de ceux qui souffrent au travail, des séquelles des travaux physiques etc... 
Jouer avec le feu – Delphine et Muriel Coulin 7/2025 
Avec Romain Duris... 
Pas trop mal, l'histoire d'un homme qui cherche à retrouver sa fille dont la mère , séparée et japonaise, a garder avec elle comme la loi le lui permet là bas. 1er arrivé / 1er servi... c'est fou. 
Les glaneurs et la glaneuse (5/2025) – Agnès Varda 
J'aime ce genre de films d'Agnès Varda, film documentaire où elle promène sa caméra à la rencontre d'un thème en révélant toujours un autre et provoquant des rencontres inattendues. Visages, villages est tournés dans le même style, avec JR 
La ferme des Bertrand (5/2025) – Gilles Perret 
Film documentaire très prenant qui me fait penser aux films de R. Depardon qu'il a tournés dans les cévennes, en Lozère (profils paysans). J'adore... 
L'amour ouf (5/2025) – Gilles Lellouche 
Très beau film avec une réalisation intéressante et des acteurs parfaits. 
 
Leurs enfants après eux (12/01/25) – Ludovic Boukherma 
J'ai trouvé le film très fidèle au livre, ce qui est rare. D'autant plus que je l'entends 
par rapport à l'histoire bien sûr mais surtout par rapport à l'atmosphère, la langueur 
de ces vies de la vallée de la Fensch, parfaitement rendue par le rythme du film, les 
images, la bande son... 
Le jeu des acteurs est parfois, Les jeunes mais aussi Gilles Lellouche, Mathilde 
Seigner... 
J'ai pris tout cela en pleine face tant cela m'a ramené à mon enfance, mon 
adolescence, les cités, les lotissements, la rue, l'ennui, les amours, les bals etc... 
Très bon film réussi pour moi. 
Ayant vu il y a très peu de temps le film « vingt dieux », bien différent pourtant mais 
j'y trouve des similitude et un intérêt similaire... 
Frères (01/25) – Olivier Casas 
L'histoire vraie de deux frères abandonnés après guerre par leur mère « libre » et 
volage. Ils vivront 7 années seuls en pleine nature et développeront un lien fusionnel 
qui les suivra toute leur vie, l'un des deux frères conservant un lourd secret dont il ne 
libérera la fratrie que par la mort. Très bien interprété par Y. Attal et M Kassovitz. 
Je connaissais l'histoire pour l'avoir entendue racontée dans un podcats lorsque je 
marchait sur les sentiers de Compostelle en avril... Un film d'une belle réalisation et 
très bien interprété, qui m'a touché profondément. 
Vingt Dieux – (4/01/25) - Louise Courvoisier 
Une histoire comme je les aime, dans le Jura que j'aime. Des gens simples, des 
paysans, la vie, les amours, les bagarres, les mots crus, la tristesse voire le désespoir 
parfois... et la justesse du jeu des acteurs non professionnels, parfaits, soutenue par 
la réalisation qui colle parfaitement à l'atmosphère du film. 
Juliette au printemps (01/25) – Blandine Lenoir 
Je pressens l'intention du film mais elle est à la fois cousue de fil blanc et un peu 
ratée. Les souvenirs et secrets de famille ressurgissant à l'occasion de retrouvailles 
familiales.... Et puis les personnages, tous assez caricaturaux et dont je trouve que 
l'interprétation la plus médiocre est celle de Izia Higelin dont je n'aime pas le jeu. Je 
ne parviens pas à y croire, ni quand elle pleure ni quand elle rit... Ce n'est as mon 
actrice préférée vous l'aurez compris... 
 
Le roman de Jim (12/24) - Arnaud et Jean-Marie Larrieu 
Dans le jura, Saint Claude ; la belle histoire d'une histoire d'amour ; un homme, une femme et l'enfant qu'elle porte...puis qu'elle emporte. Rupture. Elle emporte l'enfant, ; mais pas l'amour qui lie ce père « adoptif » ; crucifié, il continue néanmoins à vivre, simplement, honnêtement, avant de retrouver son « fils », jeune adulte. 
Interprétation sans chichi, simple et juste. Où l'on sent l'honnêteté sourdre... EN second rôle, Bertrand Belin... que je connais et que j'aime beaucoup comme musicien et chanteur. 
La jeune fille et les paysans (11/24) - DK et Hugh Welchman  
Très beau film d'animation polonais. L'histoire est belle et la réalisation incroyable, entre numérisation et acteurs réels. 
Emilia Perez -Jacques Audiard- 17/9/2024 
Un putain de film. Incroyable, improbable, magnifique, bouleversant, bousculant.... L'histoire mais aussi, surtout le film lui même. Ce thème et une « comédie » musicale : improbable mais percutant ! Les thèmes musicaux sont superbes (Camille) et les chorégraphies... Je ne pensais pas qu'on puisse encore inventer quelque chose au cinéma... Jacques Audiard l'a fait selon moi. 
Un oscar, plusieurs ??? un César, plusieurs ???? Impossible que non ! 
Le comte de Monte Cristo (août 2024) - Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte  
Film prenant, bien réalisé et bien interprété (Bien sû Pierre Niney) avec une photographie soignée. L'histoire est évidemment haletante, bien rendue dans le film. 
Un petit truc en plus (août 2024) - Artus 
J'ai ri et j'ai été ému aussi par ce film sur un sujet où on peut si facilement tomber dans le pathos ou le cliché.  
La dernière Reine (septembre 2024) - Adila Bendimerad et Damien Ounouri 
Une partie de l'histoire d'Alger libérée des espagnols par Barberousse puis trahie par ce dernier qui veut en prendre le pouvoir, avec une Reine (Zaphira) qui résiste et se bat (légende ou réalité non tranchée). 
Finalement elle meurt et laisse Barberousse à la tête d'Alger ; après sa mort, Solemane le grand (Turquie) en prendra le contrôle après s'être allié à Barberousse 
Godland (août 2024) - Hlynur Pálmason  
Une prêtre Danois envoyé en Islande pour implanter une église. Un film austère dans l'histoire autant que les personnages forts et tranchés jusqu'à l'excès des certitudes … 
J'ai aimé. 
La chimère (août 2024) - Alice Rohrwacher  
J'ai aimé... 
Des pilleurs de tombe étrusque. Je retrouve dans le cinéma italien cette signature qui n'appartient qu'à lui et que j'ai souvent le plus aimé lors du festival de Villerupt. 
La passion de Dodin bouffant (juillet 2024) - Trần Anh Hùng  
La relation « culinaire » entre un grand bourgeois fortuné passionné de cuisine et sa cuisinière, touchant dans cette histoire d'amour quelque peu retenue. Juliette Binoche toujours impeccable et Benoît Magimel bien. 
J'ai aimé sans un enthousiasme excessif. 
Le titre est bizarre … et ne m'a pas fait envie... 
Ricardo et la peinture (juin 2024) - Barbet Schroeder  
Un peintre et l'amour de la peinture. C'est un film documentaire animé par la passion de l'art de Ricardo Cavallo, peintre talentueux et animé d'une passion communicative. 
J'ai beaucoup aimé.  
L'innocence – (Hirokazu Kore-eda – 12/2023) -21/1/2024 
L'histoire compliquée de ce qui semble n'être initialement qu'une « simple » histoire de maltraitance d'un prof vis à vis d'un élève. Sa mère, alertée par le comportement étrange de son fils, Minato, convoque la direction de l'école et le professeur... Mais les aller-retours chronologiques du scénario vont donner une tout autre explication à ce comportement, à travers la relation complexe et inavouée de l'enfant avec un de ses camarades. L'histoire n'est pas simple mais le déroulé subtil du scénario et de la réalisation donne toute sa force à ce film touchant. 
 
Perfect days (Wim Wenders - 2023) – 3/1/2024 
Revu en novembre 2024... Pour le plaisir et la redécouverte, fantastique... 
Un film, un conte qui se déroule au Japon et taquine la question du bonheur et de l'émerveillement dans le dénuement et la simplicité, au travers du personnage principal dont le métier, qu'il prend très à cœur, est de nettoyer les toilettes de Tokyo, inspirant le respect d'autrui au travers de l’accomplissement soigneux de la tâche quotidienne. 
Ce héros installé dans une vie réglée au millimètre mais qui sourit dès le matin, savoure le goût d'un café de distributeur et le plaisir des bains douches communs autant que celui de la vision d'un arbre qu'il photographie avec la même minutie et le côté maniaque que celui qu'il déploie dans son activité professionnelle. 
Un film lent, à savourer comme ce plaisir qui suinte dans une vie sans ambition autre que d'être ; une vie bousculée par un passé qui ressurgit par diverses portes en ponctuant le récit. 
 
Le capitaine Volkonogov s'est échappé (2023) – 30/11/2023 
Un beau film terrifiant. En URSS, 1938, les purges staliniennes battent leur plein, purges au cours desquelles ils éliminent les suspects qui n'en sont pas, par prévention, leur faisant avouer sous la torture ce que veut entendre pour justifier. 
Ils se prémunissent ainsi de toute velléité de trahison, s'assurant d'une population sous contrôle de la terreur. 
Un jeune capitaine des forces staliniennes décide de s'échapper de cette folie avec pour seul but sa rédemption en obtenant le pardon des familles des victimes dont il a subtilisé les dossiers. 
Traqué, il poursuit inlassablement sa quête, dans une atmosphère glauque et contrastée, manifestant l'horreur de cette période, où les images et la photographie font penser aux bandes dessinées de E. Bilal ; jusqu'à la libération finale... 
 
Second tour (Albert Dupontel) – 14/11/2023 
J'aime Albert Dupontel, j'adore la vérité de ce personnage, qu'il soit acteur réalisateur, scénariste. J'aime cet engagement qui n'est pas feint, passant toujours sous couvert de comédie, utilisant ce genre pour faire passer les messages les plus crus, acides et parfois désespérants de ce monde. 
En l'occurrence une histoire d'élection dont le candidat aurait le secret projet de créer un gouvernement composé de véritables spécialistes dans chaque ministère, de scientifiques, de gens honnêtes, prenant enfin en compte la problématique sociale et environnementale du pays évidemment. Les financiers ne l'entendent pas de cette oreille et sont prêts à tout. Jusqu'à éliminer ce candidat gênant. Dupontel dévoile, pour ceux qu'il ignore, les secrets d'une démocratie de façade derrière laquelle tout est mené par les lobbys, la finance, les institutions mondiales... 
 
Killers of the flower moon (Martin Scorcese) – 5/11/23 
Un beau film (long, plus de 3 h) sur une histoire extraordinaire au sein de la communauté des indiens Osage à qui le gouvernement américain a octroyé des terres pauvres de l'Oklahoma. Pauvres jusqu'à ce qu'on y découvre du pétrole en abondance. L'argent coule à flot. Des indiens avec des blancs comme domestiques... ! Des jalousies, et l'histoire de meurtres perpétrés en série chez ces indiens convoités, sans que personne ne réagisse d'abord, avant la prise en main de l'enquête par le bureau d'investigations qui deviendra le FBI... Une violence qui coule à flot, autant que le pétrole. 
Ce film est tiré d'une histoire vraie dont le déroulement a été modifié par Scorcese. Je l'ai découverte il y a quelques mois dans un épisode de l'émission « autant en emporte l'histoire ». 
Léonardo Di Caprio et Robert de Niro sont très bons et incarnent parfaitement ce que veut faire passer Scorcese... 
 
La fiancée du poète (Yolande Moreau) – 2/11/2023 
Tout y est pour que ce soit un beau film... un de ceux que j'adore. L'histoire, la poésie, le côté loufoque et déjanté, un casting parfait, des lieux un peu magiques aux confins de la Belgique, le long de la Meuse, les Ardennes... Une actrice magnifique qu'est Yolande Moreau qui se fait réalisatrice... Mais la mayonnaise ne prend pas , des longueurs, des choses qui pourraient être drôles voire hilarantes et qui font « plouf », de la poésie pas assez poétique, de la loufoquerie pas assez loufoque et un rythme qui ne parvient pas à se trouver... quelque chose d'une incomplétude... Au final, un film qui ne laisse pas indifférent mais où je me suis un peu ennuyé et dont je ressors déçu... Dommage...  
 
Marche avec les loups ( Jean-Michel Bertrand) – 22/10/23 
Dans la suite de « la vallée des loups » du même auteur, le réalisateur, Jean-Michel Bertrand, suit pendant plus d'un an dans sa quête un jeune loup exclu d'une meute. L'occasion de se mettre au diapason de la nature en éclairant au passage les absurdités de l'homme dans ce qu'il pense être sa conquête. Une rencontre avec la force de la vie sauvage. 
Un film de beauté et d'espoir avant tout. 
 
Atlantic bar – (Fanny Molins) - 21/10/23 
Film documentaire sur le quotidien d'un bar de quartier au cœur d'Arles. Difficultés de la vie et simplicité en même temps que vérité des relations qui ne se cachent pas derrière des faux-semblants. Des relation que l'on se prend à envier. 
Des « acteurs » très touchants dans leur vie, qui font un film documentaire prenant. 
 
Le bleu du caftan (Maryam Touzani) – 20/10/23 
Un film magnifiquement émouvant, tourné et interprété avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité. Mélancolique aussi.. Au cœur d'une petite ville du Maroc, Salé, la vie d'un couple d'artisans confectionnant des caftans (habit traditionnel marocain) mais surtout la vie d'un couple qui s'aime, si fort, malgré l'homosexualité de Halim, le mari, et tout ce qu'elle implique, dans une société pleine de conventions et d'interdits que la force de cet amour balaie. Jusqu'au bout. 
 
Anatomie d'une chute (Justine Triet)– 11/10/23 
Palme d'or du festival de Cannes 2023... J'ai d'abord aimé la prise de parole engagée de Justin Triet, la réalisatrice, lors de la remise des prix :-) 
Envie de voir ce film... Sans en connaître le thème... 
Très beau film, subtil, tout en nuances avec un scénario de grande qualité et d'une grande intelligence, des acteurs parfaits et une réalisation qui l'est tout autant. 
Une affaire, à caractère criminel, une enquête, un procès... L'anatomie d'une chute. Celle d'un corps d'abord, la mort du compagnon de l'actrice principale... Mais la chute aussi d'un couple, d'une relation, d'une femme... La chute de l'enfance à la réalité d'un monde que le jeune ado , fils du couple, découvre et la chute du film lui-même... 
Tout se comprend et s'imbrique, s'enchaîne, de manière fine et délicate en même temps que captivante. 
 
Top Gun – Maverick – 17/9/22 
Ben oui, y'a pas de mal à prendre un petit shot de divertissement au soleil de Californie, des plages, des corps parfaits, une histoire d'amour, des héros, de l'amitié, de l'émotion (facile), de l'adrénaline, des bons, des méchants, une cause (noble:-)... Parfait pour un plaisir éphémère mais réel avec Tom Cruise qui ne vieillit pas. Sacré Tom. 
Dans le genre, le film est bien fait et les scènes de pilotage impressionnantes...  
 
L'école du bout du monde – 13/9/22 
De Pawo Choyning Dorji 
Très beau film plein de sensibilité et d 'émotion. La photographie est magnifique. 
Bouthan, Lunana. Quelques habitants et un instituteur novice, envoyé par son ministère dans l'école la plus reculée du Bhoutan...du monde... A 6 jours de marche de la première bourgade... 
C'est un éveil à la Vie pour l'instituteur qui rencontre la valeur du lien, de l'entraide, de la bienveillance, face au monde idéal qu'il se promettait, coincé entre les sirènes de la société occidentale, le monde la consommation et du chacun pour soi. 
Merveilleux voyage dans ce monde de vérité simple et de découverte, où l'on comprend, comment, loin de nos critères, le Bhoutan est le pays du monde où le sgens sont les plus heureux ! 
 
As bestas (Rodrigo Sorogoyen) – 18/8/22 
J'ai beaucoup aimé ce film, tout : acteurs, réalisation, intrigue, atmosphère, photographie, scénario, musique... Top. Il m'a un peu fait pensé, à d'autres films mais avec une patte bien à lui (le réalisateur)... en particulier « Harry un ami qui vous veut du bien »...de Dominik Moll justement, dont je viens de voir la veille le r dernier film...😉 C'est drôle... et un peu à "délivrance" 
C'est un super film ! Je ne suis pas dithyrambique parce que je m'attendais à un truc de ouf, une nouveauté... suite aux conseils d'une connaissance, 
 
La nuit du 12 (Dominik Moll) – 17/8/22 
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de ce film, sa teinte froide dans les couleurs de la photographie, la musique et le rythme... Le traitement du réalisateur est magnifique et le sujet se situe bien au delà de cette enquête : la conditions féminine, la domination masculine dans la société... ; l'enquête est un point d'ancrage aux réflexions et messages du scénario. Un film, droit, efficace comme une lame de couteau bien aiguisé. 
 
En Corps (C Klapisch) – 1/6/22 
Très joli film dans le milieu de la danse où le corps n'est pas dissocié de l'esprit, ce parallèle étant omniprésent. 
J'ai adoré les scènes de danse, classique d'abord puis contemporaine surtout. L'expression des corps. 
J'ai aussi aimé les acteurs et leurs rôle, un peu catalogués mais vrais et bien interprétés (M Robin,...) 
Et l'expression du corps s’entend à plusieurs degrés. Le corps qui s'exprime dans la danse et le corps qui exprime ce que nous sommes, nos émotions. 
L'un n'existant pas sans l'autre. Le corps qui parle, par les blessures. Le corps qui guérit, les blessures psychologique. 
L'esprit, la résilience qui guérit le corps. 
Tout cela est un peu fait parfois au travers de messages et de personnages caractéristiques mais un peu « cumulés » de manière évidente pour parvenir à faire passer le message souhaité : 
Le kiné qui est axé sur le sens de la vie, la résilience, le fait de surmonter les épreuves, qui se rend dans un Ashram en Inde... 
M. Robin, qui accueille ce qu'elle n'a pu faire, le contemple et et conseille, en référence à ce qu'elle n'a pu avoir, la relation à son père... 
Les synchronicités : l’appel de Mehdi au moment pile où Élise allait l’appeler 
La relation d’Élise avec son père qui ne lui a jamais porté l'attention qu'elle attend. Qui ne lui a jamais dit « je t'aime ». La rencontre pour guérir ça : un peu forcé mais quoique...je pourrais en faire autant ! 
Et j'ai appris aussi, ce avec quoi je suis assez d'accord, sans grande connaissance : 
La danse classique plus proche du rêve, ,de l 'éther 
La danse contemporaine, plus proche de la terre, ancrée 
 
Presque – 8/3/22  
Un très beau film de B Campan et A Jollien, avec eux comme acteurs. Une rencontre improbable délivrant tant de messages philosophiques sur la beauté de la vie, l'amitié, les rencontres, l'ouverture, le regard de l'autre etc... Alexandre Jollien n'y est pas pour rien ! 
Une très jolie métaphore d'A Jollien devant le cercueil d'une femme qui lui est inconnue mais qui réconcilie la famille autour d'elle : celle-ci compare la vie comme un train, un tiret entre deux dates, celle de notre naissance et celle de notre mort. Ce train, que l'on prend un jour pour une destination qu'on ne connaît pas et qui passe par un tas de gares, des gares de joies, de bonheur, de douleurs et d'épreuves en tout genre, des gares où parfois on aurait envie de rester et d'autre de repartir au plus vite. Ce même train dans lequel on fait des rencontres pour continuer le voyage dans le même wagon, ou foutre le passager par la fenêtre à la première occasion... 
 
Mes frères et moi – 4/3/22 
De Yohan Manca avec 
Maël Rouin Berrandou, Judith Chemla, Dali Benssalah  
Magnifique. 
De ces films qui me font ressortir avec un sourire accroché au lèvres, baigné d'émotion. 
Dans les banlieues populaires de Sète, une fratrie de 4 autour d'une mère au seuil de la mort, entre violence et tendresse, le tout baigné d'un amour vrai, simplet et puissant autant que poétique, la vie s'articule autour de Nour, le plus jeune. 
 
I love you hevealy – 4/2020  
Film tchèque...Histoire d'amour. Ce film a eu du succès. Bof. Un peu à la mode de pretty woman pour la forme... 
 
Parasites – 4/2020  
Film coréen aux X oscars. Un magnifique portrait trash de ce qui peut se faire en matière de parasite humain, décidé à profiter d'une situation pour occuper tout l'espace possible du profit. Mais si l'histoire part d'une famille pauvre qui s'engouffre dans l'argent qu'elle voit miroiter... à n'importe quel prix. Les parasites ne sont peut-être pas ceux qu'on croit, avec ce portrait d'une société complètement inégalitaire où ceux qui possède l'argent n'ont plus aucune connexion avec cet autre monde. 
 
Mauvaises herbes – 4/2020  
Avec C Deneuve, A. Dussolier et Kheiron (réalisateur...) 
Une belle histoire sur tout ce qu'il y a de positif, de puissant, de vivant et de bon dans ce qu'on appelle les mauvaises herbes, ici les jeunes « perdus » de banlieues perdues, et que les vrais jardiniers appellent les adventices, ces herbes qui devancent les autres et préparent le terrain vivant... 
Drôle, humour et réalisme... 
 
Sauver ou périr – 20/2/2020 
Histoire d'un pompier que tout promet à une belle carrière, et à une histoire familiale idyllique quand un accident brise tout... 
On en tombe pas dans le pathos en explorant les sentiments, les rejets, la fin des relations qu'on croyait indestructibles, amicales, amoureuses... C'est un film bien interprété avec une belle sensibilité. 
 
Portrait de la jeune fille en feu – 05/2/2020 
Très beau film sur la relation se créant entre une jeune fille de bonne famille, promise à un milanais qu'elle ne connaît pas et une jeune peintre chargée par sa mère de faire le portrait de la jeune fille, à son insu puisque celle-ci refuse de poser. Un film intimiste, avec une belle photographie et surtout une belle transcription de sentiments, des regards, du trouble etc... 
Sur un autre thème, il me fait penser au film «Tous les matins du monde » (Marin Marais et sa viole de gambe, interprété par JP Marielle) 
 
1917 – janvier 2020 
Une histoire à la « soldat Ryan » dans l'armée anglaise pendant la 1èrre guerre mondiale. C'est un bon film ; la manière de filmer et la photographie font penser à ce qu'on retrouve dans les jeux de guerre sur playstation... un côté réaliste et irréel à la fois. 
14/12/19 : Le Mans 66 (avec Matt Damon)  
Bon film, passionnant... 
basé sur l'histoire vraie de Ford qui se lance contre Ferrari pour gagner les 24h du Mans et sortir la firme de la mouise des ventes. les vrais héros de cette histoire (pas le patron de Ford...) mais l'ancien coureur visionnaire visionnaire Carroll Shelby, au cœur du projet qu'il concevra, et celui qui mettra au point et pilotera la voiture, le pilote britannique Ken Miles 
 
6/12/19 : Les Misérables (Ladj Ly)  
Les banlieues, Montfermeil...J'en ai largement entendu parler. Mais jamais je n'ai vu cela ainsi, la violence inouïe qui s'en dégage, tant du côté des oubliés que de la police avec un rapport explosif entre les deux. Si ce film est une image fidèle de ce qui peut s'y vivre... C'est bien plus grave que ce que je pouvais penser. 
 
2/12/19 : Adults in the room (C. Gavras) 
Histoire du bras de fer du gouvernement Tsipras en Grèce (avec Varoufakis ministre des finances) face à l'UE, le FMI, la BCE... très intéressant sur le fond; ce que je savais en partie sur la pression et le gouffre vers lequel les grecs ont été dirigés. Le cynisme de l'autre côté... les minables.. quelques clichés (le méchant fonctionnaire de la troïka qui ressemble à un nazi...).  
 
11/19 : La belle époque 
de N. Bedos avec D. Auteuil, F. Ardant... Joli film... Attachant, bien interprété et sur une idée originale... Sympa ! + 
 
11/11/19 : NOUR 
Film bouleversant, remuant, sur les migrants qui arrivent à Lampedusa... 
« Le film a été tourné entièrement à Lampedusa en mai 2018. Il a été demandé par de nombreux festivals mais aucun ne l’a obtenu. Il n’est pas distribué. J’aurais préféré mille fois qu’on me dise que mon film n’était pas bon, qu’il était tellement mauvais et mal tourné que ça aurait été une honte de le distribuer. Mais non, rien que le silence. Nour est devenu ainsi un film qui n’existe pas, même si de l’argent public a été investi. Nour gêne le pouvoir parce qu’il remue les consciences ? Mieux vaut alors le faire disparaître, le dissoudre dans le néant comme s’il n’avait jamais été tourné. 
 
9/11/19 : Sole (festival film italien)  
Film lent mais dont l'atmosphère imprime tout ce que le réalisateur veut faire passer, du désoeuvrement, des interrogations... belle photographies et cadrages... 
1er film (amilcar Jury et amilcar exploitants...) de Carlo Simoni : " Je me demandais si je pourrais un jour devenir le père d'un enfant qui ne serait pas biologiquement le mien, un parcours de vie peut-être inhabituel mais tout aussi concret. Sole essaie de répondre à cette question." 
Ermanno (Claudio Segaluscio), vingt ans, est un loubard de banlieue, indifférent à tout. Il vit de menus larcins et passe le plus clair de son temps dans les salles de jeu. Un jour son oncle Fabio (Bruno Buzzi) lui propose un emploi lucratif et temporaire. Comme se femme Bianca (Barbara Ronchi) et lui ne peuvent pas avoir d’enfant, ils veulent en adopter un. Lena (Sandra Drzymalska), une jeune Polonaise, est venue en Italie pour vendre celui qu’elle porte et l’affaire se conclut. Ermanno doit habiter avec elle jusqu’à la naissance et reconnaître l’enfant. Ainsi le couple pourra l’adopter rapidement et sans difficulté. Ermanno s’acquitte de cette tâche avec son indifférence coutumière et tout se passe bien jusqu’à cette nuit où Lena doit être hospitalisée et accouche prématurément. La petite Sole est là et ne supporte que le lait maternel. Le séjour de Lena et la cohabitation se prolongent. Elle allaite sa fille avec détachement, alors qu’Ermanno trouve rapidement les gestes et les comportements d’un véritable père. 
"Chaque époque a son fascisme : on voit ses signes avant-coureurs partout où la concentration du pouvoir empêche le citoyen de s’exprimer et d’agir selon sa volonté. Cela se fait de bien des façons, pas nécessairement par la terreur et l’intimidation policière, mais aussi en niant ou en déformant l’information, en polluant la justice, en paralysant les écoles, en répandant subtilement la nostalgie d’un monde où l’ordre règne en maître et où la sécurité de quelques privilégiés repose sur le travail et le silence forcés du plus grand nombre" nous disait Primo Levi dans Un passé que nous croyions ne jamais devoir revenir (Corriere della Sera, 8 mai 1974) ». 
 
8/11/19 : Tutto il mio folle amore 
(festival film italien) : un enfant autiste dont le père, musicien et , réapparaît après 16 ans...compte / fable à travers la Croatie etc... : pas mal de clichés et bof ! 
7/11/19 : Le traître  
(festival film italien) : la mafia sicilienne et celui (Buschetta) qui a permis l'arrestation de centaines de mafieux dont Toto Riina 
6/11/19 : Domani è un altro giorno 
(festival film italien) : très beau film : 2 amis dont l'un va mourir 
11/19 : Donne-moi des ailes 
De N Vannier : réapprendre un chemin de migration à des oies sauvages. Joli film où on passe un bon moment. 
10/19 - Hors normes 
Avec V Kassel et Reda Kateb : magnifique film, touchant et prenant. Associations s'occupant d'autistes... 
10/19- Fahim 
Avec Depardieu : Un gamin émigré du Bangladesh, champion d'échecs... Moyen-bon 

© Eric Benoit